Ils savent tout faire, ou plutôt tout contrefaire !

Les Faussaires créent des pièces inédites à la manière de Feydeau, Sagan, Molière ou Prévert….
Vous découvrirez que les œuvres complètes de Shakespeare ne le sont pas.

Ces pièces ressemblent à s’y m’éprendre à des pièces originales retrouvées au fond du grenier de la Ligue d’Improvisation Lyonnaise, pourtant tout n’est qu’imagination et trouvailles littéraires.
L’improvisateur emprunte pour marquer de son empreinte une nouvelle création.

Nous ne connaissons pas les personnages, pas même les circonstances, encore moins le nombre d’actes ou de chapitres, car tout est improvisé. Les faussaires posent le décor, recréent une ambiance pour chacune des pièces improvisées. Un hommage à l’imagination et la création !

« Tout l’art du faussaire consiste à prétendre » Georges Pérec

Pas de dates

du lundi 07 au samedi 12 novembre 2016
On purge Feydeau !

du mardi 14 au samedi 18 février 2017
Shakespeare or not Shakespeare ?

Horaire : 21h
Durée : 1h15

A L’IMPROVIDENCE LYON (69)
Réservations improvidence.fr

La présentation de Sophie Durand

On l’a tous entendu dans notre enfance : « copier, c’est pas bien ! »
Et pourtant… On copie ce qu’écrit la maîtresse, on copie ses parents, ses copains, et de modèle en modèle on apprend, on se nourrit. Plus le modèle est difficile plus on déploie de savoir-faire…
C’est ce savoir-faire du Faussaire qu’on a choisi de mettre en avant, ce travail de fourmi qui détaille, cisèle puis assemble finement les éléments pour produire une œuvre qui puisse être prise pour celle d’un autre.
Tout l’art du faussaire consiste à prétendre dit Perec.
Un art qui joue donc le paradoxe de marier humilité (puisque le faussaire n’est jamais mis lui-même en avant) et prétention.
On a jeté notre dévolu sur Feydeau, d’abord parce que c’est un maître du vaudeville (le faussaire ne s’intéresse qu’aux artistes déjà connus et reconnus) et parce que le rythme, le mouvement, la mécanique implacable du rire à l’œuvre dans ses pièces résonnent fortement avec l’improvisation. Chez Feydeau, on se doute qu’il y aura des quiproquos, des apartés, des personnages issus de la bourgeoisie de la belle époque, on connait les ingrédients du vaudeville. Mais ce qui fascine, c’est qu’on est toujours surpris par le surgissement du rire, qu’on est toujours emporté par le rythme étourdissant…
L’impro a cette force : plus que le sujet de l’impro c’est l’action d’improviser (le geste) qui nous importe, on vient assister à ces moments où la question qui vient est « comment vont-ils faire maintenant » bien plus que « que va-t-il se passer ? ».
Et par moments, la magie opère, le trouble vient, on sait que ce n’est pas écrit, mais on en a vraiment la sensation… Le faussaire devient alors virtuose.