LILY - Ligue d'Improvisation LYonnaise
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Une presse enthousiaste

 

« Le spectacle le plus divertissant que nous propose le festival d'Avignon est assurément celui des matchs d'improvisation. »

Le quotidien de Paris

 

 

« A une époque où on recherche le théâtre populaire, il semble qu'on l'ait enfin trouvé  ! »

Les Nouvelles

 

 

« Ca se construit devant vous à mesure, ça fait rire ou ça noue les petites boules. Les fesses sur le banc on est sur le cul ! »

Charlie Hebdo

 

 

« Associer le sport et le théâtre est-ce une idée si saugrenue ? »

Télérama

 

 

« Vendredi au Transbordeur, la Lily rencontrait Montréal pour un match amical. Le public a été tenu en haleine pendant près de trois heures. L'impro n'est pas qu'une fête, c'est une performance impressionnante d'acteurs survoltés et imprévisibles, revisitant tous les genres artistiques avec brio. Un match d'impro comment ça marche? Un orchestre chauffe la salle. Les deux équipes de six comédiens et leur coach arrivent sur scène, entament respectivement leur hymne et l'arbitre lance les thèmes ("la montagne bleue", "passé composé", "le grand Saint-Laurent") précise le nombre de joueurs autorisés, la durée de l'impro et la catégorie ("libre", "en chanson", "à la manière de Tennessee Williams"). Un match d'impro n'est donc ni un concert, ni une pièce de théâtre classique, un show d'humoristes ou un affrontement sportif : néanmoins, c'est un peu tout ça à la fois. Le plus déroutant étant peut-être que chaque domaine est maîtrisé, effleuré avec aisance. Le public se trouve finalement moins face à des comédiens qu'à des artistes au sens large. Le Transbordeur est plein, comme lorsqu'il accueille des grands noms de la musique, certains ont même pris place sur les escaliers. 25 ans après sa création, le match d'impro remporte un succès méconnu qui rivalise avec les événements artistiques les plus médiatiques. Le match est amical. L'année dernière, Montréal l'avait emporté de peu, et cette fois encore, les lyonnais perdent la rencontre d'un petit point. Mais c'est le public qui a décidé, pas de chauvinisme qui tienne : la philosophie est bien "que le meilleur gagne" et "que tout le monde s'amuse". On se laisse prendre au jeu, guidé par l'énergie et la réactivité des comédiens. Mais comment raconter un spectacle, rendre compte d'une ambiance qui se sont construits au fur et à mesure ? Le match d'impro est toujours une surprise puisqu'on ignore par avance ce que l'on va voir, entendre. Trop en parler, c'est peut-être lui enlever un peu de son mystère, donc de son charme. » N.D.

Le progrès à propos du Match Lyon/Montréal 22 novembre 2003

 

 

Lettre aux parrains de la Ligue d'Improvisation Française qui projettent de descendre dans l'arène (par RUFUS) :

« C'est très violent  ! Je suis ratatiné ! Mais les filleuls sont des lions et c'est ce qui permet de tenir. Car d'abord, je ne vous le cache pas : j'ai eu le trac comme jamais …même la perspective d'affronter seul un millier de personnes, sans micro, sans orchestre et sans décor est un projet paisible à côté de ce que la L.I.F. exige. Impossible de se reposer sur la construction de ce personnage que l'on va jouer…sera-ce un être humain ou un animal ou un objet ou un concept (il y a quelques jours, Eric Métayer a joué "le sommeil"), sera-t-il généreux ou lâche, amoureux ou avare, chantera-t-il ou parlera-t-il en alexandrins, d'ailleurs aura-t-il la parole, sera-t-il drôle ou tragique, sera-t-il seul, serons-nous douze… et devrons-nous exécuter le looping en trente secondes ou en vingt minutes? Nous sommes derrière le rideau, petit commando, liés par le danger… on tire une bouffée de cigarette… est-ce qu'on a encore le temps d'aller pisser… non… trop tard ! La sirène retentit… la mission impossible a commencé ! Nous sommes tous déterminés à sauter, sachant que le compte de parachutes n'y est pas… mais il paraît qu'en se concentrant très fort ça fait pousser des ailes… Je compte là-dessus… Je bois une gorgée d'eau. Pourvu que le courage soit au rendez-vous… car s'il manque, l'imagination se fige, l'écoute devient sourde et le carrosse devient citrouille; quant à la sensation de chute vertigineuse, je peux vous assurer que je m'en serais bien passé. Le plus délicat d'ailleurs, n'est pas ce passage où la maîtrise vous échappe, c'est l'après spectacle. Après avoir éprouvé en scène un sentiment d'insécurité, comme jamais, sauf en pilotant des planeurs, trouver encore la ressource d'y retourner la fois suivante, voilà l'exploit ! Quand la fois suivante est également désolante, la barre devient soudain invraisemblablement haute et les jeunes lions autour de soi sont des héros inégalables.

Et, c'est alors que la chose se produit… les ailes ont poussé et c'est grandiose… est-ce qu'il faut d'abord tout perdre pour faire partie de cette troupe de héros? Higelin, Claude Villers et Moustaki sont prêts à sauter - formidable - et j'espère voir arriver Arditi, Miou Miou, Pierre Richard, Jean Yanne, Brigitte Fossey, Sentier, Fugain…S'il est vrai que le trac signale la naissance du talent, je suis heureux de vous annoncer mon dernier né ! »


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